Cossack squat : le squat latéral qui libère les hanches
La plupart des exercices de jambes se font dans un seul plan : on avance, on recule, on monte, on descend. Le cossack squat casse cette routine. On s’accroupit profondément sur une jambe pendant que l’autre reste tendue sur le côté, talon au sol et pointe vers le plafond. Le résultat : un exercice qui renforce les jambes et assouplit les hanches en même temps.
Son nom viendrait d’une ressemblance avec certains pas de danses traditionnelles d’Europe de l’Est. Peu importe l’origine : c’est aujourd’hui un classique de la mobilité, très apprécié en sports de combat, en football ou en escalade, partout où l’on a besoin de jambes solides dans des positions écartées.
Pourquoi l’ajouter à votre entraînement
Le cossack squat combine plusieurs bénéfices rarement réunis dans un seul mouvement :
- Force dans le plan latéral : les déplacements de côté, les changements de direction et les appuis écartés sont renforcés.
- Mobilité des adducteurs : la jambe tendue est étirée activement, sous contrôle musculaire.
- Mobilité de cheville et de hanche : la jambe fléchie doit descendre très bas, talon au sol.
- Travail unilatéral : chaque jambe porte l’essentiel du poids, ce qui révèle les différences entre les côtés.
- Équilibre : le centre de gravité se déplace d’un pied à l’autre, ce qui oblige le gainage à travailler.
Pour un judoka ou un lutteur, c’est un excellent moyen de renforcer les positions basses et écartées que l’on retrouve dans les déplacements et certaines entrées de projection.
Les muscles sollicités
Côté jambe fléchie, les quadriceps, les fessiers et les adducteurs travaillent pour descendre et remonter. Côté jambe tendue, les adducteurs et les ischio-jambiers sont étirés sous tension. Les abdominaux et les érecteurs du rachis maintiennent le buste. Les mollets et les petits muscles du pied stabilisent la cheville.
La technique pas à pas
- Écartez les pieds nettement plus que la largeur des épaules, environ deux fois, pointes légèrement ouvertes.
- Transférez le poids sur une jambe et fléchissez le genou en poussant les hanches vers l’arrière, comme pour vous asseoir sur le côté.
- Tendez l’autre jambe : le talon reste au sol, la pointe du pied se relève vers le plafond en fin de descente.
- Descendez le plus bas possible en gardant le talon de la jambe fléchie au sol et le dos long. Les bras peuvent être tendus devant vous pour faire contrepoids.
- Remontez en poussant dans le pied de la jambe fléchie, sans élan, jusqu’à la position centrale.
- Enchaînez de l’autre côté, ou terminez toutes les répétitions d’un côté avant de changer.
Le genou de la jambe fléchie suit la direction des orteils. S’il rentre vers l’intérieur, réduisez l’amplitude.
Si vous ne descendez pas assez bas
C’est le cas de la plupart des débutants, et c’est normal. Plusieurs adaptations permettent de travailler malgré tout :
| Difficulté | Adaptation |
|---|---|
| Le talon décolle | Placez une cale ou un disque fin sous le talon, et travaillez la mobilité de cheville à côté |
| Vous basculez en arrière | Tenez un poteau ou une sangle devant vous, ou tenez un poids léger bras tendus |
| Amplitude limitée | Descendez sur une box ou un banc et augmentez progressivement la profondeur |
| Tiraillement dans l’aine | Réduisez l’écartement et l’amplitude sans forcer ; si la sensation est douloureuse ou persiste, arrêtez et demandez conseil |
Notre guide d’étirement des adducteurs propose des exercices complémentaires pour gagner en souplesse à l’intérieur des cuisses.
Variantes pour progresser
Cossack squat avec kettlebell en goblet
Tenir une kettlebell contre la poitrine aide paradoxalement à descendre, car le poids sert de contrepoids. C’est souvent la première variante chargée. Le principe est le même que le goblet squat.
Cossack squat avec barre
Barre en position de back squat ou de front squat. Plus exigeant pour l’équilibre, à réserver aux pratiquants à l’aise avec la version au poids du corps.
Cossack squat en dynamique
On passe d’un côté à l’autre sans remonter complètement, en restant bas. Excellente variante d’échauffement avant une séance de jambes ou de sport de combat.
Cossack squat avec pause
Tenez la position basse deux à trois secondes. La tension prolongée améliore le contrôle et la mobilité active.
Comment l’intégrer dans une séance
- En échauffement : 2 séries de 5 répétitions par côté au poids du corps, en dynamique.
- En exercice de mobilité : 3 séries de 6 répétitions par côté avec pause de 2 secondes en bas.
- En renforcement : 3 à 4 séries de 6 à 8 répétitions par côté avec kettlebell ou haltère.
Il complète très bien les exercices unilatéraux classiques comme la fente bulgare ou le pistol squat, qui travaillent surtout dans l’axe avant-arrière. Il se marie aussi bien avec le squat sumo dans une séance orientée adducteurs.
Les erreurs à éviter
- Arrondir fortement le dos pour gagner de l’amplitude.
- Laisser le genou fléchi s’effondrer vers l’intérieur.
- Décoller le talon de la jambe d’appui.
- Rebondir en bas de la descente pour remonter.
- Charger trop vite alors que l’amplitude n’est pas encore acquise.
FAQ
Le cossack squat est-il dangereux pour les genoux ?
Aucun exercice n’est sans risque. Progressez dans une amplitude contrôlée et ne forcez pas une douleur. En cas de douleur au genou ou de blessure ancienne, demandez conseil à un professionnel de santé avant de l’intégrer.
Faut-il le faire avant ou après le squat classique ?
Au poids du corps, il prépare bien la séance. Chargé, il se place plutôt après les exercices principaux.
En combien de temps gagne-t-on en amplitude ?
Cela dépend de chacun. Une pratique régulière, deux à trois fois par semaine, permet en général de constater des progrès sur quelques semaines.

