Différents morceaux de poulet crus et cuits sur une planche en bois pour illustrer la teneur en protéines selon le morceau

Combien de protéines dans 100g de poulet : tableau et comparaisons

Le poulet figure systématiquement dans les recommandations alimentaires des sportifs, des personnes en perte de poids et de tous ceux qui cherchent à augmenter leur apport en protéines. Mais combien de protéines contient réellement 100 g de poulet ? La réponse varie selon l’état de cuisson et le morceau choisi. En moyenne, 100 g de poulet cru apportent environ 20 à 22 g de protéines, tandis que 100 g de blanc de poulet cuit en fournissent autour de 30 à 31 g. Cet article détaille précisément les valeurs nutritionnelles selon les différents morceaux, explique pourquoi la cuisson modifie ces chiffres, propose un tableau récapitulatif pratique et remet ces données en perspective pour une utilisation quotidienne intelligente.

Combien de protéines dans 100 g de poulet cru ?

Lorsque vous achetez du poulet frais ou congelé avant cuisson, les valeurs nutritionnelles indiquées sur l’emballage correspondent généralement au produit cru. Pour 100 g de poulet cru générique (mélange de morceaux), vous pouvez compter sur 20 à 22 g de protéines en moyenne.

Cette valeur varie toutefois selon le morceau spécifique. Le blanc de poulet cru (escalope ou filet sans peau) contient 22 à 24 g de protéines pour 100 g, ce qui en fait le morceau le plus riche. La cuisse de poulet crue oscille entre 19 et 21 g de protéines pour 100 g, avec une teneur en lipides légèrement supérieure au blanc. Les ailes, composées de davantage de peau et d’os proportionnellement à la chair, fournissent environ 18 à 20 g de protéines pour 100 g de produit cru.

La présence de peau influence significativement les valeurs nutritionnelles. La peau n’apporte pratiquement pas de protéines mais augmente considérablement la teneur en lipides et en calories. Un blanc de poulet avec peau contient autant de protéines qu’un blanc sans peau, mais le ratio protéines/calories devient moins favorable. Pour maximiser l’apport protéique tout en limitant les graisses, privilégiez systématiquement les morceaux sans peau, particulièrement le blanc.

Ces chiffres proviennent de bases de données nutritionnelles reconnues. En France, la référence officielle reste la table Ciqual maintenue par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), qui compile les compositions nutritionnelles moyennes des aliments consommés dans l’hexagone. Les légères variations entre sources s’expliquent par les différences entre poulets industriels, fermiers ou Label Rouge, ainsi que par les méthodes d’analyse utilisées.

Blanc de poulet cuit : protéines pour 100 g

La cuisson transforme radicalement les valeurs nutritionnelles affichées pour 100 g de produit. Un blanc de poulet cuit (grillé, rôti ou poêlé sans ajout de matière grasse) contient environ 30 à 31 g de protéines pour 100 g. Ce chiffre peut même atteindre 32 g selon certaines méthodes de cuisson particulièrement desséchantes.

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Cette augmentation apparente ne signifie pas que la cuisson crée magiquement des protéines. Le phénomène s’explique par la perte d’eau pendant la cuisson. Le poulet cru contient environ 75 % d’eau. À la cuisson, une partie importante de cette eau s’évapore, réduisant le poids total du morceau d’environ 25 à 30 %. Les protéines, elles, restent présentes en quantité absolue identique mais se concentrent dans un poids final plus faible.

Concrètement, si vous faites cuire 150 g de blanc de poulet cru (contenant environ 33 à 36 g de protéines), vous obtiendrez après cuisson environ 110 à 115 g de poulet cuit contenant toujours ces mêmes 33 à 36 g de protéines. Rapporté à 100 g de produit cuit, cela donne bien ces 30 à 31 g de protéines affichés dans les tables nutritionnelles.

Le mode de cuisson influence légèrement la perte d’eau. Une cuisson à la vapeur ou pochée conserve davantage d’humidité qu’une cuisson grillée ou rôtie à haute température. Un blanc de poulet grillé sera donc légèrement plus concentré en protéines (et plus sec) qu’un blanc poché, mais la différence reste modeste dans la pratique quotidienne.

Cuisse, haut de cuisse et ailes : comparaison des morceaux

Tous les morceaux de poulet n’offrent pas le même profil nutritionnel. Voici un comparatif détaillé pour vous aider à choisir selon vos objectifs.

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MorceauÉtatProtéines/100gLipides/100gCalories/100g
Blanc sans peauCru23 g1-2 g110 kcal
Blanc sans peauCuit30-31 g3-4 g165 kcal
Cuisse sans peauCuite26-28 g10-11 g210 kcal
Haut de cuisse sans peauCuit25-27 g9-10 g200 kcal
Ailes avec peauCuites26-27 g17-19 g290 kcal


Le blanc de poulet s’impose comme le choix optimal pour maximiser les protéines tout en minimisant les lipides et les calories. Son profil nutritionnel exceptionnel explique pourquoi il domine les régimes protéinés et les programmes de prise de masse musculaire. Avec 30 g de protéines pour seulement 3 à 4 g de lipides et 165 calories par 100 g cuit, le rapport protéines/calories atteint des sommets difficiles à égaler.

La cuisse de poulet, plus savoureuse et juteuse grâce à sa teneur supérieure en lipides, reste une excellente source de protéines avec 26 à 28 g pour 100 g cuit. Elle contient environ trois fois plus de graisses que le blanc, mais ces lipides apportent du goût et de la satiété. Pour quelqu’un qui ne surveille pas strictement ses calories, la cuisse représente un excellent compromis entre nutrition et plaisir gustatif.

Le haut de cuisse (partie supérieure de la cuisse) présente des valeurs intermédiaires similaires, avec un profil légèrement plus maigre que la cuisse entière mais plus gras que le blanc.

Les ailes de poulet, souvent consommées avec la peau et préparées frites ou grillées avec assaisonnement, contiennent beaucoup de protéines (26 à 27 g) mais aussi beaucoup de lipides (17 à 19 g pour 100 g). Leur ratio nutritionnel les rend moins adaptés à une alimentation très contrôlée, même si elles restent nutritionnellement intéressantes dans un contexte alimentaire équilibré et varié.

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Pourquoi les valeurs changent entre poulet cru et poulet cuit ?

Cette question revient systématiquement chez les personnes qui suivent leurs apports en macronutriments (protéines, lipides, glucides). Comprendre le principe de la concentration par évaporation de l’eau évite les erreurs de calcul.

Imaginons que vous pesez votre poulet cru pour calculer vos protéines. Vous prenez 120 g de blanc de poulet cru, ce qui vous donne environ 27 à 29 g de protéines selon les tables. Vous le faites cuire, et il ne pèse plus que 90 g environ. Ces 90 g contiennent toujours les mêmes 27 à 29 g de protéines, car les protéines ne s’évaporent pas avec l’eau de cuisson. Si vous repesiez ce poulet cuit en croyant avoir 120 g et que vous calculiez les protéines sur base du poids cuit avec des valeurs de cru, vous sous-estimeriez votre apport réel.

La règle pratique : choisissez une référence (cru OU cuit) et tenez-vous-y systématiquement. La plupart des applications de suivi nutritionnel proposent les deux options. Si vous pesez avant cuisson, utilisez les valeurs nutritionnelles du poulet cru. Si vous pesez après cuisson, utilisez les valeurs du poulet cuit. Mélanger les deux références dans vos calculs crée des imprécisions importantes.

Pour les personnes qui préparent leurs repas à l’avance (meal prep), peser après cuisson s’avère souvent plus pratique car le poids cuit reste stable pendant la conservation au réfrigérateur, contrairement au poids cru qui peut perdre encore de l’eau au repos.

Poulet industriel, fermier ou Label Rouge : différences nutritionnelles

La qualité d’élevage influence-t-elle significativement la teneur en protéines ? La réponse est nuancée. Les différences de protéines restent marginales entre un poulet industriel standard et un poulet Label Rouge ou fermier. Vous trouverez généralement 21 à 23 g de protéines pour 100 g de poulet cru, quelle que soit l’origine.

Les variations se situent davantage au niveau des lipides, du goût et de la texture. Un poulet fermier élevé plus longtemps développe légèrement plus de masse musculaire et parfois un peu plus de gras intramusculaire, ce qui améliore le persillé et la jutosité de la viande. La teneur en lipides peut varier de quelques grammes entre un blanc industriel ultra-maigre et un blanc fermier, mais nous parlons de 1 à 3 g de différence pour 100 g, ce qui reste modeste.

Les vrais avantages du poulet Label Rouge ou bio résident dans les conditions d’élevage (espace, alimentation, durée), le bien-être animal et souvent le goût supérieur, plutôt que dans un profil protéique radicalement différent. Pour quelqu’un qui optimise strictement ses macros, un poulet standard fait parfaitement l’affaire. Pour quelqu’un qui privilégie la qualité globale de son alimentation et l’éthique, le Label Rouge ou le bio présentent des avantages réels au-delà des simples grammes de protéines.

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Qualité de la protéine de poulet : acides aminés essentiels

Au-delà de la quantité, la qualité de la protéine mérite attention. Le poulet fournit une protéine complète, c’est-à-dire qu’il contient les neuf acides aminés essentiels que l’organisme ne peut pas synthétiser et doit obligatoirement puiser dans l’alimentation. Cette complétude le distingue favorablement de nombreuses sources végétales qui présentent des acides aminés limitants.

Le profil en acides aminés du poulet inclut notamment une bonne teneur en leucine, l’acide aminé clé pour déclencher la synthèse protéique musculaire. Cette caractéristique explique pourquoi le poulet figure systématiquement dans les recommandations des sportifs pratiquant la musculation ou cherchant à préserver leur masse musculaire pendant une perte de poids.

La digestibilité des protéines de poulet est également excellente. L’organisme assimile facilement ces protéines animales, avec un taux d’absorption supérieur à 90 %. Cette biodisponibilité élevée garantit que les protéines consommées sont effectivement utilisées par le corps pour la réparation et la construction des tissus.

Poulet et protéines : comment utiliser ces chiffres au quotidien

Connaître la teneur en protéines du poulet ne suffit pas : encore faut-il savoir comment appliquer ces données à votre alimentation quotidienne. Une portion typique de poulet au repas oscille entre 120 et 180 g de produit cuit selon l’appétit et les besoins.

Avec 150 g de blanc de poulet cuit (portion standard), vous obtenez environ 45 à 46 g de protéines. Cette quantité couvre largement les besoins d’un repas pour la plupart des adultes. Les recommandations nutritionnelles suggèrent généralement entre 0,8 et 1 g de protéines par kilogramme de poids corporel pour une personne sédentaire, et jusqu’à 1,6 à 2,2 g/kg pour les sportifs pratiquant la musculation. Une personne de 70 kg pratiquant la musculation pourrait viser 112 à 154 g de protéines quotidiennes, facilement atteignables en intégrant du poulet à un ou deux repas complété par d’autres sources protéiques.

Le poulet représente une source de protéines maigres particulièrement adaptée aux objectifs de perte de poids grâce à son ratio protéines/calories favorable. Les protéines augmentent la satiété, préservent la masse musculaire pendant un déficit calorique et nécessitent plus d’énergie pour être digérées que les glucides ou les lipides (effet thermique des aliments).

Comparer poulet et dinde révèle des profils très similaires. Les deux volailles offrent environ 30 g de protéines pour 100 g de viande cuite, avec un léger avantage parfois attribué à certains morceaux de dinde selon les tables. Dans la pratique, choisissez selon vos préférences gustatives, votre budget et la disponibilité, car la différence nutritionnelle reste négligeable.

Ces chiffres constituent des repères utiles pour suivre vos apports, mais ne remplacent jamais un avis professionnel personnalisé. Vos besoins en protéines dépendent de votre âge, sexe, poids, niveau d’activité physique, objectifs et état de santé. Un diététicien-nutritionniste ou un médecin peut évaluer précisément vos besoins et vous accompagner dans la construction d’une alimentation équilibrée adaptée à votre situation.

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