Élodie de Fautereau, ancienne joueuse de basket et entraîneuse française, observant un match en salle avec Victor Wembanyama en arrière-plan.

Élodie de Fautereau : ancienne basketteuse, coach et mère de Victor Wembanyama

Élodie de Fautereau est une ancienne joueuse de basket professionnelle française, aujourd’hui reconnue pour son rôle d’entraîneuse et pour être la mère de Victor Wembanyama, phénomène de la NBA sélectionné premier de la draft 2023. Née le 12 août 1971 au Chesnay, dans les Yvelines, elle incarne la transmission sportive au sein d’une famille profondément ancrée dans le basket. Cet article retrace son parcours de joueuse en Nationale 1, sa reconversion vers l’entraînement et son influence déterminante dans la formation de trois enfants basketteurs de haut niveau.

Une carrière de joueuse marquée par la Nationale 1 et l’Europe

Élodie de Fautereau grandit dans une famille de basketteurs : ses parents, Michel et Marie-Christine de Fautereau, ont tous deux évolué en Nationale 1 dans les années 1970. Mesurant 1,90 à 1,91 mètre, elle se lance très jeune dans le basket et gravit rapidement les échelons. Formée au club de Le Chesnay puis au Stade Français Versailles, elle débute sa carrière senior en Nationale 2 en 1988 avant d’atteindre la Nationale 1 féminine, alors plus haut niveau du championnat français.

Son profil d’intérieure mobile se distingue par sa capacité à protéger le cercle et à finir près du panier. Sa carrière de joueuse professionnelle s’étend sur une quinzaine d’années, marquées par une régularité technique et un engagement total sur le terrain. Élodie de Fautereau représente une génération de basketteuses ayant contribué à professionnaliser le basket féminin français dans les années 1990.

Le point culminant de sa carrière intervient en 1999 lorsqu’elle rejoint le club belge Mosa Jambes pour disputer la Ronchetti Cup, deuxième compétition européenne de clubs féminins organisée par la FIBA. Durant cette compétition, elle affiche des statistiques impressionnantes : 10,2 points et 4,7 rebonds de moyenne sur six matchs, avec un taux de réussite aux tirs de 51 %. Sa meilleure performance, 16 points et 8 rebonds face au Spartak Moscou, témoigne de sa capacité à élever son niveau lors des rendez-vous importants. Ces performances placent Élodie parmi les rares Françaises issues de clubs amateurs à s’imposer sur la scène continentale à cette époque.

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Une fracture de fatigue au tibia droit en 2003 met fin prématurément à sa carrière de joueuse et précipite sa reconversion vers l’entraînement.

La transition vers le coaching et la formation des jeunes

Forte de son expérience de quinze années au plus haut niveau et diplômée du Brevet d’État premier degré (BE1) en basket, Élodie de Fautereau opère une reconversion naturelle vers l’entraînement. Elle prend en charge l’école de mini-basket de l’Entente Le Chesnay Versailles 78 Basket, le club où Victor Wembanyama effectuera ses premiers pas sur le terrain à l’âge de sept ans.

Sa méthode d’entraînement se démarque par une approche centrée sur l’autonomie et la réflexion tactique. Plutôt que d’imposer des schémas rigides, elle privilégie les ateliers en effectifs réduits, les questions-réponses et les jeux de rôle permettant aux jeunes de « lire » le jeu avant d’exécuter. Sa philosophie pédagogique tient en une phrase : « On commence par les fondamentaux, puis on invente ». Cette méthode équilibre exigence technique et soutien affectif, donnant aux jeunes basketteurs les clés pour développer leur créativité sur le terrain.

Au-delà de son club, Élodie de Fautereau intervient régulièrement sur les camps de pré-saison de l’ASVEL féminin et anime des stages départementaux dans les Yvelines. Son module « Confiance-Persévérance » est devenu une référence pour les catégories U11 en France. Plusieurs espoirs du basket français, dont sa propre fille Ève, identifient ces séances comme des déclencheurs de carrière.

La famille Wembanyama : une dynastie du basket français

Élodie de Fautereau forme avec son époux Félix Wembanyama une famille d’athlètes d’exception. Félix, originaire de République démocratique du Congo et mesurant 2,01 mètres, est un ancien spécialiste du triple saut et du saut en longueur, avec des records personnels à 15,56 mètres et 7,41 mètres respectivement. Reconverti dans l’éducation, il apporte son expertise en athlétisme à la préparation physique de ses enfants.

Le couple a trois enfants, tous devenus basketteurs professionnels ou en passe de l’être. Ève Wembanyama, née en 1999, évolue au poste d’ailière. Championne d’Europe U16 en 2017 avec l’équipe de France, elle a remporté le titre de championne de France U18 et Espoirs avec l’ASVEL féminin avant de rejoindre Monaco.

Victor Wembanyama, né le 4 janvier 2004 au Chesnay, est devenu le phénomène basketballistique mondial que l’on connaît. Mesurant 2,24 mètres, il a été sélectionné premier de la draft NBA 2023 par les San Antonio Spurs. Vice-champion olympique avec l’équipe de France en 2024, il a inscrit 26 points lors de la finale contre les États-Unis. Son ascension fulgurante depuis Nanterre 92 jusqu’à la NBA témoigne de la qualité de son encadrement familial.

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Oscar Wembanyama, né en 2007, complète cette fratrie. Après un passage par le handball, il est revenu au basket et évolue désormais comme pivot dans l’équipe de France U18.

Le rôle de mentor d’Élodie auprès de Victor Wembanyama

L’influence d’Élodie de Fautereau sur le parcours de Victor Wembanyama dépasse largement celle d’une mère accompagnant la passion de son enfant. Dès les premières années de Victor, elle structure son accompagnement autour de principes clairs éprouvés durant sa propre carrière : transmission des fondamentaux techniques, développement de l’autonomie tactique, et renforcement de l’équilibre entre excellence sportive et épanouissement personnel.

Victor Wembanyama a lui-même confié qu’Élodie revoyait systématiquement chacun de ses matchs, non pour juger ses performances, mais pour discuter d’angles de passe et de rythme de course. Cette approche subtile équilibre exigence technique et soutien affectif, permettant au jeune prodige de développer sa propre identité de jeu.

La philosophie maternelle se résume en une règle simple appliquée au quotidien dans le salon familial transformé en terrain de un-contre-un : « On commence par les fondamentaux, puis on invente ». Cette méthode a permis à Victor de construire un jeu complet, alliant bases solides et créativité exceptionnelle.

L’image de l’accolade entre Victor, en larmes, et sa mère dans les tribunes de Bercy après la finale olympique du 10 août 2024 (défaite 87-98 face aux États-Unis) est devenue virale. Elle symbolise la transmission intergénérationnelle du basket français et le lien puissant unissant cette mère-entraîneuse à son fils devenu star mondiale.

Une figure discrète mais respectée du basket féminin français

Élodie de Fautereau a toujours privilégié la discrétion, refusant de s’exposer médiatiquement malgré la notoriété croissante de son fils. Sa présence publique se limite essentiellement aux événements sportifs majeurs impliquant Victor, comme la finale olympique de 2024 ou l’inauguration de terrains extérieurs au Chesnay le 21 janvier 2025, projet porté par Victor pour les enfants de son quartier d’origine.

Cette approche permet de préserver l’intimité familiale tout en maintenant un accompagnement constant. Victor a d’ailleurs expliqué cette apparente contradiction en déclarant qu’Élodie « connaît sa place », soulignant le respect mutuel et l’équilibre trouvé au sein de la famille Wembanyama entre soutien parental et autonomie de l’athlète.

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Au-delà de son rôle familial, Élodie de Fautereau représente un modèle pour les générations actuelles de basketteuses et d’entraîneuses. Première joueuse formée hors pôle fédéral à atteindre la Nationale 1 dans les années 1990, elle incarne la possibilité de réussir par le travail et la persévérance. Son parcours prouve qu’une carrière de joueuse peut constituer un tremplin vers d’autres responsabilités dans l’écosystème du basket, notamment dans le coaching et la formation.

Lors du Gala Play International 2023 à Roland-Garros, Élodie de Fautereau a plaidé pour « une médiatisation qui raconte le parcours des athlètes avant d’en compter les likes », rappelant l’importance de valoriser les trajectoires humaines plutôt que la simple visibilité médiatique.

L’héritage sportif et les valeurs transmises

L’héritage d’Élodie de Fautereau repose sur trois piliers fondamentaux : l’autonomie, la confiance et la persévérance. Ces valeurs, qu’elle a su transmettre à ses trois enfants et à des centaines de jeunes basketteurs à travers ses stages et interventions, continuent d’influencer le basket français.

Son approche pédagogique, qui privilégie la décision individuelle et la lecture du jeu plutôt que l’exécution mécanique, a formé une génération de joueurs capables de penser par eux-mêmes sur le terrain. Cette méthode s’oppose aux schémas directifs traditionnels et favorise l’émergence de talents complets, à l’image de Victor Wembanyama.

La stabilité familiale qu’Élodie a su créer, malgré les contraintes du sport de haut niveau, apparaît comme un ancrage précieux. Les trois enfants Wembanyama attribuent leurs premiers réflexes et leur amour du basket aux concours d’adresse dominicaux organisés par leur mère dans le salon familial, transformant l’apprentissage en moments de complicité.

Élodie de Fautereau n’a jamais cherché la lumière, mais son empreinte irrigue aujourd’hui les gymnases français et jusqu’aux parquets de la NBA. Ancienne basketteuse de Nationale 1, coach formatrice et mère de champions, elle incarne la transmission intergénérationnelle et la capacité du basket féminin français à former des athlètes d’exception. Son parcours rappelle l’importance du cadre familial dans la construction des champions et prouve que l’excellence sportive peut se conjuguer avec discrétion, exigence et bienveillance.

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