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Échelle de Scheltens : comprendre le score d’atrophie temporale médiale à l’IRM

L’échelle de Scheltens, aussi appelée score MTA, est une échelle visuelle utilisée par les radiologues pour décrire l’atrophie temporale médiale sur une IRM cérébrale. Elle est cotée de 0 à 4 pour chaque côté. Ce score ne constitue pas, à lui seul, un diagnostic de maladie d’Alzheimer.

Que mesure le score de Scheltens ?

L’évaluation porte notamment sur la largeur de la fissure choroïdienne, la dilatation de la corne temporale du ventricule latéral et la hauteur de l’hippocampe. Le radiologue examine les coupes coronales et attribue un grade à droite et à gauche.

GradeDescription générale
0Absence d’atrophie visible
1Élargissement discret de la fissure choroïdienne
2Élargissement plus net avec début de diminution hippocampique
3Perte de volume marquée et dilatation temporale
4Atrophie sévère

Comment interpréter un score de 1, 2 ou 3 ?

L’interprétation dépend de l’âge, du côté atteint, des symptômes, des tests cognitifs et du reste de l’IRM. Un même grade n’a pas la même signification chez un adulte jeune et chez une personne très âgée. Une asymétrie peut également orienter l’analyse, mais elle doit être replacée dans l’ensemble du dossier médical.

Pourquoi ce score ne suffit-il pas pour poser un diagnostic ?

Une atrophie temporale médiale peut être observée dans plusieurs situations et peut aussi augmenter avec l’âge. À l’inverse, des troubles cognitifs peuvent exister avec une atrophie peu marquée. Le diagnostic repose donc sur un entretien clinique, un examen neurologique, des tests cognitifs et, selon le cas, d’autres examens.

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Le référentiel du Collège des enseignants de neurologie sur les troubles cognitifs replace l’IRM et l’échelle de Scheltens dans cette démarche globale.

Que faire si le score apparaît sur un compte rendu ?

  • ne pas interpréter isolément le chiffre ;
  • demander au médecin ce qu’il signifie compte tenu de l’âge et des symptômes ;
  • comparer avec une ancienne IRM seulement si les examens sont techniquement comparables ;
  • consulter rapidement en cas d’aggravation inhabituelle ou de symptômes neurologiques nouveaux.

Cet article explique un terme de compte rendu et ne remplace pas l’avis du radiologue, du neurologue ou du médecin traitant.

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